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La voie/x du libre épisode 1 - La reconnaissance faciale

Bonjour à tous, et bienvenu dans ce premier épisode de la voie/x du libre!

Je suis Rafael président de FairSocialnet, une association qui promeut la vie privée sur internet, si vous voulez en savoir plus visiter notre site sur fsnet.ch

Cette semaine j’aimerais parler de la reconnaissance faciale, car l’Inde as annoncé qu’elle va créer le plus grand système de reconnaissance faciale du monde. Cela nous concerne tous, car cette technologie est déjà utilisée de façon active dans certains pays, comme par exemple la Chine ou les États-Unis.

Premièrement parlons des arguments que donnent les instigateurs de cette technologie:

En réalité ce sont les même que pour tout ce qui a trait à la sécurité, pouvoir vérifier que la personne qui est devant vous est bien celle qu’elle prétend être. Ainsi que de lutter contre la falsification de document, et le terrorisme.

Maintenant, commençons par le premier problème que je vois avec cette nouvelle technologie:

La centralisation des données! De plus en plus souvent on entend parler des fuites de données voir de vol pur et simple de milliers de données personnelles, comme les mots de passe, mais aussi toutes les données statistiques, comme l’année de naissance, le sexe, la religion, l’adresse de domicile, le numéro de sécurité sociale, etc. Toutes ces données peuvent ensuite être utilisées à votre insu pour faire de l’usurpation d’identité, vous pouvez changer votre mot de passe s’il est compromis, mais vous ne pouvez pas changer votre date de naissance ou votre visage.

Dans l’article un des points mentionné est que cette technologie de reconnaissance faciale va être implémentée car certaines personnes ont des empreintes digitales de mauvaise qualité du au travail manuel, ce qui les empêche d’être reconnu par le système de pouvoir avoir accès aux services gouvernementaux concernés.

Comme pour tout problème, il est plus difficile de résoudre le problème à la base que de rajouter un pansement sur celui-ci. Si les gens travail tellement dur que leurs empreintes digitales s’effacent, alors il faut améliorer leur qualité de vie pour éviter que cela soit le cas, et non pas leurs demander de fournir encore plus de données privées pour que le système puisse les reconnaître. Je tiens à rappeler que nous parlons ici de l’inde, un des pays les plus peuplés avec un haut taux de pauvreté.

J’en profite pour rebondir sur le sujet des modifications involontaires des données biométriques, que se passera-t-il lorsque la personne aura eu un accident et a eu une cicatrice sur le visage, ou toute autre modification qui pourrais induire en erreur le système, est ce qu’on va à ce moment-là demander à la personne de fournir encore plus de donnée vu que son visage ne peut plus être reconnu ? Cela s’applique évidemment pour la chirurgie aussi, les yeux, le nez ou la bouche peuvent être modifié, et induire en erreur le système, ce qui vous coupe directement l’accès à tous les services protégés par ce système.

Parlons maintenant des dérives d’un tel système, ces données seront évidemment utilisées par les services de renseignement pour faire du profilage dans tous les sens du terme. Et dans tous les cas il y a un biais dans le jugement de la dangerosité ou non d’une personne. Dans le cas où c’est un personne qui traite les données, le biais est évident, car malgré toute la bonne volonté du monde chacun est plus ou moins sensible à certains traits et cela va inévitablement impacter des innocents. Dans le cas où c’est un algorithme qui traite les données on aurait tort de croire qu’il sera impartial, les données sur lesquels ils se basent ont été définies par ces créateurs. Prenons un exemple très simple, si quelqu’un a une barbe longue est ce que ça fait de lui un terroriste ? Bien sûr que non mais le programme ne le sait pas lui, et ça peut certainement entrer dans ces paramètres qui augmente la probabilité que quelqu’un soit faussement accusé.

Pour finir, tous ces systèmes comme ils sont centralisés, les personnes doivent se déplacer dans des centres spécifiques pour se faire enregistrer. Mais l’Inde c’est très grand, et la pauvre personne qui n’arrive déjà pas à joindre les deux bouts, on va encore lui demande de prendre une journée voir plus pour se rendre au centre d’enregistrement pour qu’il puisse ensuite voter, acheter une carte SIM ou n’importe quel autre acte qui nécessite cet accès.

Je vous invite donc à vous rendre sur le forum de SwissNeutralNet qui est une association amie de FairSocialNet et de discuter et débattre sur ce sujet.

Si vous avez aimé ce premier épisode n’hésiter pas à m’écrire sur info@fsnet.ch à visiter le site web de l’association à https://fsnet.ch et ce qui me ferait encore plus plaisir c’est que vous supportiez le travail de l’association en devenant membre, ou en versant un don : https://fairsocialnet.ch/devenir_membre/ Cela nous aide concrètement et nous permet de vous offrir un contenu de qualité.

Au plaisir de vous revoir la semaine prochaine, c’était Rafael, à Bientôt!