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Bonjour à tous et bienvenu dans le 4ᵉ épisode de la voie/x du libre du 13 octobre 2019, je suis Rafael président de Fsnet.ch une association de défense des libertés sur internet. 

Aujourd’hui nous allons parler du concept de techno police, où quand la technologie s’invite dans la ville. L’article de la quadrature du net, une association française de défense des libertés sur internet La Quadrature du Net – La Technopolice

Se concentre principalement sur la reconnaissance faciale, mais le concept de techno police peu s’appliquer à n’importe quel moyen qu’a la police de faire de la surveillance dans la rue. 

Ils soulèvent un bon point, c’est que les règles et lois sur tout ce qui touche à la technologie et à l’informatique en particulier est fait par des dirigeants qui ne comprennent rien à cette technologie et en particulier ne comprennent pas les implications que ça peut avoir à court comme à long terme. 

On revient aussi à l’idée que tout peut être résolu par l’informatique et la surveillance de masse, car il est beaucoup plus simple d’installer des caméras de surveillance plutôt que d’améliorer la qualité de vie des habitants pour qu’ils ne soient plus incités à commettre des crimes. Le fait que le gouvernement fasse ceci en secret et que tout d’un coup tu te promènes dans la rue et alors qu’avant il n’y avait rien maintenant tu vois des caméras de surveillance sur les lampadaires et autre installation public. Ces installations ainsi que son utilisation affecte directement le public, le public devrait donc avoir le droit d’être consulté sur ce sujet et de pouvoir s’y opposer. Malgré les lois qui sont déjà en vigueur pour encadrer ce genre de pratique, le gouvernement peut facilement demander a des entreprises privées qui ont des bureaux dans des pays beaucoup moins restrictifs comme Singapour ou la Chine de tester des technologies, les améliorer pour ensuite pouvoir les proposer en Europe en prétendant que cela respecte le droit Européen sur la protection de vie privée et la protection des données. 

Les industriels sont aussi très intéressés par ces nouvelles technologies car c’est un marché très profitable, car plus ils vendent de produits plus ils font de profit. En plus d’avoir des contrats de maintenance, car ce matériel même s’il n’a pas été construit pour l’obsolescence programmée doit être maintenance en état de marche, puis dans quelques années il y aura un meilleur modèle et il faudra tout remplacer à grand frais pour le contribuable, ce qui est un paradoxe, car nous payons pour nous faire surveiller. Cela nous ramène aussi à l’identité numérique, qui est ce qui doit la proposer et en posséder les informations? Je fais une petite aparté en disant qu’en Suisse il y a actuellement un référendum sur un projet de loi qui vise à donner aux compagnies privées le mandat de délivrer les cartes d’identité numérique, ce qui veut dire que ces mêmes compagnies auraient accès à encore plus de données sur nous et pourrais en faire ce qu’il en souhaite. Pour plus d’information aller sur Carte d’identité numérique et de signer le référendum si vous êtes Suisse. 

Mais revenons au sujet principal… Il parait inéluctable que ce genre de technologie va apparaître dans nos villes tôt ou tard, le mieux que l’on puisse faire donc c’est d’aider à façonner des lois qui puisse en même temps être socialement acceptables ainsi que juridiquement soutenables. Il faut absolument réduire le biais racial et faire d’abord l’étique dans la défense automatisée de l’ordre public. Nous devons défendre les droits humains et limiter la casse, nous devons utiliser le droit pour limiter au maximum l’utilisation de ces technologies. 

La quadrature estime que ces technologies doivent être proscrites, car elle mène l’humanité vers une pente dangereuse, en permettant des formes insidieuses de contrôle au bénéfice de quelques maîtres, car seuls capables de modifier les paramètres de ces machines. 

La surveillance de masse indique au peuple que le gouvernement de lui fait plus confiance et qu’il doit le surveille pour s’assurer qu’il ne soit pas démis de ces fonctions. J’ai trouvé la meilleure définition de la démocratie dans le livre d’Edward Snowden actuel, si c’est le gouvernement qui vous donnent vos droits alors vous ne vivez pas dans une démocratie, c’est vous qui devez donner les droits au gouvernement, à ce moment-là seulement pouvez-vous vous considérer en démocratie. 

Pour terminer il faut se reconnecter avec les autorités et en particulier les policiers qui sont des gens comme les autres et qui eux aussi aimerait bien faire correctement leur travail, car de plus en plus il est vidé de son sens, et le système encourage ces personnes à toujours plus de violence et toujours plus de répression ce qui leur enlève chaque jour un peu plus de leur humanité.

J’espère que vous aurez aimé ce 4ème épisode de la voie/x du libre, n’hésitez pas à commenter sur mastodon à l’adresse tooting.ch ou sur diaspora à l’adresse diasporing.ch mon pseudo c’est tursiops et je répondrais volontiers à vos questions et / ou commentaires. N’oubliez pas que l’association fsnet.ch ne vis que de vos dons, car nous ne vendons pas vos données et nous n’affichons pas de publicité sur toutes nos plateformes. Merci d’avance pour votre générosité. Passer une très bonne semaine et je vous retrouve le week-end prochain pour un nouvel épisode de la voie/x du libre! C’était Rafael, à très bientôt!